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De ma fenêtre, sans maison... |
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Synopsis
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Sana
(Louise
Portal), une Libanaise chrétienne, incapable de survivre
au traditionnel rôle de femme qu'on lui impose, quitte
sa fille de quatre ans et émigre au Québec.
Choisissant d'être femme avant d'être mère,
elle échappe ainsi au sacrifice de soi qu'implique l'unique
statut de la femme moyen-orientale.
Dans sa nouvelle existence montréalaise, Sana peut vivre
selon sa nature, ses besoins et ses désirs. Cette affirmation
de soi ne se vit cependant pas sans une immense douleur coupable,
qui l'amène à vouloir couper complètement
les ponts avec son passé.
Dix-sept ans plus tard, sur un coup de tête, elle invite
sa fille Dounia (Renée Thomas) à venir la visiter
à Montréal. Cette rencontre fera rejaillir toute
la souffrance que Sana a tenté d'oublier et remettra de
l'avant les conséquences de son choix que nécessitait
sa propre survie.
En plus de permettre un rapprochement entre les deux femmes,
cette rencontre permettra à Dounia, pour qui ce voyage
est le premier contact avec l'Occident, de mieux comprendre les
raisons qui ont poussé sa mère à quitter
le Liban, mais surtout de s'interroger sur sa propre existence.
Plus que l'histoire d'une relation mère-fille, plus qu'une
dénonciation du rôle de la femme moyen-orientale,
ce film est une réflexion sur l'affirmation de soi dans
une culture où la vertu première est l'abdication
totale de ses propres désirs. |
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